Jean-Gabriel Matterne. BELGA Colombia Vestir Lauren 12 Ralph Negro Zapatos De Polo Talla Us 46 H29DEI

La cour d’assises du Hainaut a auditionné, mardi matin, le pharmacien-toxicologue qui a analysé des prélèvements effectués sur le corps de Tay Cruz, assassinée le 8 mai 2017 à Bléharies (Brunehaut). Une concentration importante de Lormétazépam, un somnifère, a été observée dans le contenu gastrique de la victime, à un taux six fois supérieur à la valeur thérapeutique habituelle. L’accusé, Jean-Gabriel Matterne, confirme qu’il avait mis une dizaine de comprimés dans le jus d’orange qu’il avait ramené chez la victime.

Lors de l’enquête, Jean-Gabriel Matterne avait déclaré que Tay Cruz était plus résistante à ce médicament car elle avait été toxicomane. Lors de l’examen, le pharmacien-toxicologue n’a retrouvé aucune trace de produits stupéfiants, précisant qu’il était impossible d’examiner les cheveux retirés du corps calciné, retrouvé dans un fossé le 8 mai 2017 en milieu d’après-midi.

Interrogé par la cour, l’accusé dit ne plus se souvenir s’il a broyé ou non les médicaments. Il précise cependant, et ce pour la première fois, qu’il a ramené le jus d’orange «assaisonné» au préalable chez la victime, le 8 mai en matinée, ce qui constitue un élément de préméditation. Selon l’expert, Tay s’est retrouvée dans un état de somnolence profonde quand elle a été embarquée dans la voiture de son amant. Elle devait donc dormir au moment où elle a été étranglée.

À 12 h 47, la voiture de l’accusé a été filmée en train de traverser la frontière à Bléharies, près de Tournai. Cinq minutes plus tard, un panache de fumée a été aperçu à un kilomètre de là. À 12 h 59, la voiture a repassé la frontière. L’accusé était chez lui à 14 h 34, heure à laquelle il a réactivé son téléphone, éteint depuis 6 h 30. Le corps carbonisé de Tay Cruz a été découvert dans le fossé à 16 h 23 par un garde-chasse.

La Brésilienne était enceinte. L’expertise ADN effectuée sur le fœtus confirme que Jean-Gabriel Matterne était le père de ce garçon.

Tay Cruz a été identifiée en moins de 48 heures grâce à ses prothèses mammaires. Un policier du DVI a raconté mardi que la marque n’était pas commercialisée en Europe. «Grâce à un contact en Angleterre, j’ai appris que ces prothèses étaient vendues et implantées au Brésil. Nous avons appris son identité grâce à l’hôpital où l’intervention chirurgicale a été effectuée».

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